
Soutenances en lien avec TELECOM Nancy
Année universitaire 2011 / 2012
Esma YAHIA
"Contribution à l’évaluation de l’interopérabilité sémantique entre systèmes d’information d’entreprises : Application aux systèmes d’information de pilotage de la production".
Jeudi 15 septembre 2011
Jury
Rapporteurs :
M. Yves DUCQ (Professeur à l’Université de Bordeaux 1)
M. Michaël PETIT (Professeur aux Facultés Universitaires Notre-Dame de la Paix, Belgique)
Examinateurs :
M. Jean-Pierre BOUREY (Professeur à l’École Centrale de Lille)
M. Ricardo JARDIM-GONCALVES (Associate Professor à l’Université Nouvelle de Lisbonne, Portugal)
Directeur de thèse :
M. Hervé PANETTO (Professeur à l’Université de Lorraine - TELECOM Nancy)
Encadrant de thèse :
M. Alexis AUBRY (Maître de conférences à l’Université de Lorraine)
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Résumé
Pour demeurer compétitives, de plus en plus d’entreprises sont amenées à collaborer dans le cadre des entreprises étendues ou des réseaux d’entreprises. Ce type d’organisation nécessite l’interconnexion d’une multitude de systèmes d’entreprises, hétérogènes que ce soit par les fonctions qu’ils assurent ou par leurs conceptions (modèles, architectures, ...). Typiquement, ceci renvoie au concept de l’interopérabilité, définie par la capacité des systèmes ou des organisations à fournir ou à accepter des services et à utiliser ces services pour opérer efficacement ensemble. Par ailleurs, la question de l’interopérabilité voire plutôt celle de la non-interopérabilité pose de nombreuses problématiques pour les industriels. En effet, la non-interopérabilité engendre des coûts non négligeables dus principalement au temps et aux ressources mises en place pour développer des interfaces d’échange des informations. Ceci influe sur la performance globale des entreprises et précisément sur les coûts et les délais d’obtention des services attendus.
Nous proposons ainsi une approche pour mesurer le degré d’interopérabilité (ou de non interopérabilité) entre modèles conceptuels de systèmes d’information d’entreprise, afin de donner à une entreprise la possibilité d’évaluer sa propre capacité à interopérer et donc de prévoir les éventuels problèmes avant la mise en place d’un partenariat. Il s’agit ainsi de définir des indicateurs et des métriques tant quantitatifs que qualitatifs, permettant de qualifier l’interopération entre les systèmes d’entreprises.
Après une étude détaillée, dans le 1er chapitre, des différentes approches d’évaluation de l’interopérabilité, généralement subjective, une première
proposition originale est de proposer une approche d’évaluation sur la base d’une conceptualisation des modèles de systèmes.
Le 2nd chapitre du mémoire propose ainsi d’expliciter puis de compléter la sémantique tacite, généralement cachée dans l’implémentation des applications supports et dans les pratiques de mise en œuvre de ces applications par les utilisateurs pour évaluer le degré de pertinence lors d’un échange d’information.
Nous proposons ensuite, dans le 3ème chapitre du mémoire, une formalisation de métriques permettant d’évaluer, quantitativement et qualitativement, le degré d’interopérabilité (ou de non interopérabilité) entre modèles conceptuels de systèmes d’information d’entreprise, afin de donner à une entreprise la possibilité d’évaluer sa propre capacité à interopérer, et donc de prévoir les éventuels problèmes avant la mise en place d’un partenariat.
La formalisation proposée et son outillage dans un atelier d’Ingénierie Système industriel font l’objet de développements dans le 4ème chapitre du mémoire. Un scénario réaliste de fabrication d’un produit en réseau d’entreprise est également proposé dans ce chapitre.
Mario LEZOCHE
"Explicitating semantics in Enterprise Information Systems Models".
Lundi 7 novembre 2011
Jury
Directeur de Travaux :
Hervé Panetto Professeur à l’Université de Lorraine (TELECOM Nancy)
Encadrant :
Alexis Aubry Maitre de Conférences à l’Université de Lorraine
Examinateurs :
Thierry Divoux Professeur à l’Université de Lorraine
Nacer Boudjlida Professeur à l’Université de Lorraine
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Résumé
Interoperability can be defined as the ability of two or more systems to share, to understand and to consume information (IEEE, 1990). The work (Chen et al., 2006) in the INTEROP NoE project has identified three different levels of barriers for interoperability: technical, conceptual and organisational. Organisational barriers are still an important issue but they are out of scope of this paper. The technological barriers are strongly studied by researchers in computer science and they are, in general, addressed by the models transformation (Frankel, 2003).
Our research focuses on the conceptual level of interoperability, namely the ability to understand the exchanged information. Information may be defined as data linked to knowledge about this data. It is represented by so-called concepts. A concept is a cognitive unit of meaning (Vyvyan, 2006), an abstract idea, a mental symbol. It is created in the activity of conceptualisation, that is, a general and abstract mental representation of an object. During the history of human effort to model knowledge, different conceptualisation approaches regarding different application domains were developed (Aspray, 1985).
This research memory deals with a first phase from our general research work that focuses on the study of the semantic loss that appears in the exchange of information about business concepts. In order to quantify the semantic gap between interoperating ISs, their semantics needs to be enacted and structured by enriching, normalising and analysing their conceptual models. We propose a conceptualisation approach for explicitation of the finest-grained semantics, embedded into conceptual models in order to facilitate the semantic matching between different information systems that have to interoperate.










